Les vrais Camelots

Les vrais Camelots

 

Un militant d’A.F. doit veiller à n’être pas un “épouvantail”, mais un propagandiste intelligent de la cause nationale et royale. Ce qu’ont toujours été les camelots du roi.
Le militantisme n'utilise pas de nos jours les mêmes moyens qu'autrefois ; les ligues, très actives dans le premier tiers du XXe siècle, ont disparu et les luttes politiques ont un autre aspect ; la dictature du " politiquement correct " fait plus de dégâts qu'on ne pense…
Si les attitudes sont différentes - ceci étant dû aussi, pour une bonne part, au fait que les "militants" ont fondu - le passé n'a pas à être renié. L'Action Française reste toujours un modèle : elle enseigne et promeut la vérité politique. La doctrine de Charles Maurras est notre ligne de pensée; le nationalisme intégral, c’est-à-dire logique, conclut aujourd’hui plus que jamais au roi. C'est toujours dans la lecture des ouvrages des Maîtres de l'Action Française que se trouvent les clés de la connaissance politique, même encore aujourd'hui. Les débats actuels le montrent suffisamment. Nous n'avons pas à regretter les luttes d'autrefois; il fallait les mener pour la défense de la France. La “violence” des camelots du roi ne s’exerçait que quand cela était nécessaire, et pour répondre aux “violences” de leurs adversaires sans foi ni loi. Leur courage a coûté la vie à certains d'entre eux, trop nombreux. La force n’était utilisée que “sur ordre”. La vérité est qu’elle ne faisait peur qu'à des adversaires retors et aux bourgeois bien pensants, les "Baron Pié, hyper-Pié, etc.." chers à Maurice Pujo...

Guy STEINBACH     Président de l’Association Marius Plateau

 




SOUVENIRS

 

Les souvenirs racontés par mon père, de son équipe, des soirées d’expédition pour empêcher les réunions où une poignée de types décidés gravissaient des tribunes et semaient le désordre chez les républicains…Des services d’ordre, le mariage du Prince, la bagarre aux Jeanne d’Arc perturbés par la police…

Mon père et deux autres de ses frères et les frères Phil… équipe du XVIII ème  de René Nicol pendant les années cinquantes…C’est aussi le temps du fameux « groupe Lescure ». Qui agissait comme une structure "de choc". L'Action Française à cette époque, jouait encore un rôle au Quartier latin... Mes souvenirs de jeunesse furent illustrés des récits de mon père : Salle Wagram...Mutualité...les bagarres des soirs après le travail pour "vider les salles" à une douzaine contre des dizaines... « Foutre en l'air » les réunions de l’anti-France qui trahissait nos combattants d'Indochine...Car la bagarre même si cela plaît à certains n'est jamais pratiqué pour le plaisir mais découle des conséquences des trahisons de la République. Les têtes recousues, par la sœur de mes oncles avec les moyens du bord, sans réveiller le reste de la famille, en fin de nuit avant le boulot...C'était cela les camelots des années 50...Avec les surnoms pour chacun pour ne pas être repéré...Tchiquito, Aldo (mon père), Black, Charles, Mario mes oncles et mes cousins Tonino et encore un Mario, les 4 frères Phil...et tant d'autres que j'oublie..Faudrait il parler des minutes précédents la bagarre, la nervosité, le verre de vinaigre pour l'un en guise d'excitant et pas d'arme, juste des triques, le poivre dans la poche et d'autres choses mais ce serait trop long ici...

Il manque toujours une suite au premier livre sur les « Camelots du Roi » de Pierre Pujo.les personnages oubliés, le « Drame Poldève », les Gobain et les Juhel, ce dernier véritable « sanglier » dans la bataille, me racontait mon père…Un barrage policier vint un jour empêcher le passage des Camelots, bien mal leur en prit. Quand Pierre enlevait ses lunettes, c’était mauvais signe, il fonçait, sans se préoccuper s’il était suivi ou non et c’était la bagarre, féroce et rude et pas moins de 6 à 7 policiers pour l’arrêter, pendant que Paul R..., de ses mains, arrachait la porte d’un fourgon policier dit « panier à salade »…

Un autre souvenir me vient à l’esprit où mon père s’était bien battu, c’était une Jeanne en présence de Pierre Boutang où les fleurs furent déposés, ensanglantés du sang des Camelots ayant forcés les barrages de police…et les bureaux de l’AF à Marseille pendant les événements d’Algérie où mes parents travaillaient avec les Mot… et Jean Lavoëgie, aujourd’hui disparu.

Guy fut de longues années aux commandes du Secrétariat Général de la Restauration Nationale à la suite de l’inépuisable force de la nature qu’était Pierre Juhel.Il participait à toutes les manifestations et toujours à l’écoute des jeunes, pas de conflits de génération chez les Camelots, lui qui était ancien combattant de la deuxième guerre, dans les chars avec les troupes de la Libération …Présent aussi dans les organisations des camps d’AF, à la popote avec nous, dans les rires et les chants et les conseils pour des actions à mener. Je le vois toujours organiser les cortèges de Jeanne D’Arc sur la moto avec « L’Amiral ». Il me nomma sous chef de camp « Maxime Réal Del Sarte » à Mauléon.Il était toujours sur la brèche avec la session des cadres des "Landes-Genusson" avec René Dak..Dans le travail  de rapprochement avec l’URP et les Unions Royalistes…

Moi-même nommé dans la tradition des Camelots depuis 1980.J’ai toujours milité en autonome, appliquant  la stratégie de conquête: se débrouiller seul, s’intégrer et diffuser ses idées n’importe où, se greffer au tissu local, créer une structure et rayonner par une présence discrète mais efficace du royalisme.
La reprise de l’esprit « Camelot du Roi » se fait dans la continuité et l’adaptation au XXIème siècle.

D’abord maintenir ce qui fit les camelots, « la vente à la criée », celle-ci est essentielle pour que les Français, de toute condition, voient le vendeur royaliste, crier des slogans pouvant réveiller en eux la flamme de révolte contre le monde robotisé de la République totalitaire. La rue est le lieu où nous devons être présents car c’est un moyen de se faire connaître qui ne coûte rien…

Ce n’est pas le seul et les autres activités comptent aussi «Un camelot n'est à la retraite que quand il est mort", cela peut prêter à sourire mais c’est le respect de la parole et la fidélité dans le combat. L’adaptation aux techniques nouvelles de communication par des vidéos diffusées largement sur nos raisons contre la République. Des sites sur la toile sur les questions sociales, historiques et politiques… Des "Banquets Camelots" sont organisés tous les 2 mois. Les temps changent mais les procédés restent les mêmes, deux de nos « Volontaires du Roi » se sont retrouvés dans une deuxième garde à vue sur plaintes de « laquais républicains » qui pourtant étaient venus plus nombreux empêcher les nôtres de vendre le journal, après avoir été justement rossés ils allèrent pleurer chez Mr le commissaire, comme en 26…   Devant tous ceux qui préfèrent dormir pendant que notre pays meurt, nous poursuivront, tant qu’il reste une goutte de sang dans nos veines, le combat pour le Roi dans la fidélité des anciens qui nous regardent là haut.


«Demander la victoire et ne pas avoir l’intention de se battre, je trouve ça mal élevé »
C.Peguy


Frédéric Winkler

Camelots et Volontaires du Roi du Groupe d’Action Royaliste ( devise  « Nous-mêmes» )

 
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